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Le cyclisme féminin français en pleine lumière sur le Tour de France Femmes

Le Tour de France Femmes avec Zwift 2026 s’est achevé dimanche à Nice sur une victoire retentissante : celle de Demi Vollering, qui a conquis son deuxième Tour de France après son succès de 2023. Une victoire qui est aussi celle d’un collectif : celui de FDJ United-SUEZ, première équipe française à inscrire son nom au palmarès de l’épreuve depuis sa réintroduction en 2022.

La Fédération Française de Cyclisme adresse un immense bravo à l’ensemble de l’équipe, qui a construit ce succès au fil des neuf étapes, de Lausanne à Nice. Tout au long de la course, les Françaises ont œuvré au service de leur leader néerlandaise, faisant de la force collective l’une des clés de ce deuxième sacre.

Une mention particulière revient à Juliette Berthet, précieuse lieutenant de Demi Vollering. Déjà septième du classement général en 2025, la Française avait fait le choix assumé de mettre ses ambitions personnelles au service d’un objectif collectif. Une évolution qui, loin de la diminuer, semble l’avoir encore fait grandir (avant le Tour, elle expliquait combien la présence de Vollering l’avait poussée à progresser) – et qui lui a justement valu le prix CB de la Meilleure Équipière de ce Tour.

Bravo également à Célia Géry, Marie Le Net et Évita Muzic, dont le travail a contribué à placer FDJ United-SUEZ en position de force jusqu’à la victoire finale, ainsi qu’au staff emmené par Stephen Delcourt. Dans un Tour particulièrement disputé, où le maillot jaune a changé plusieurs fois d’épaules avant que Vollering ne le récupère au soir de la huitième étape, la cohésion du groupe français aura été déterminante.

Quatre autres équipes françaises au rendez-vous

Cette réussite ne doit cependant pas masquer une autre réalité : le cyclisme féminin français était particulièrement bien représenté au départ de Lausanne, avec cinq formations françaises engagées.

Aux côtés de FDJ United-SUEZ, Cofidis, Ma Petite Entreprise, Mayenne Monbana My Pie et St Michel-Preference Home-Auber93 ont toutes participé à cette grande aventure.

Pour certaines, il s’agissait d’une première expérience à ce niveau. L’exemple de Ma Petite Entreprise est particulièrement inspirant. Créée en 2025 et dirigée par Vincent Lavenu, l’équipe disputait son premier Tour de France Femmes avec un effectif entièrement français. Ma Petite Entreprise avait déjà marqué les esprits à la fin du printemps, avec la victoire d’Océane Mahé au Tour du Haut-Limousin puis, quelques semaines plus tard, le titre de championne de France du contre-la-montre conquis par Célia Le Mouël.

Or, dès la première étape, Océane Mahé a offert à son équipe une visibilité exceptionnelle en revêtant le maillot à pois à l’issue d’une échappée audacieuse.
Un symbole fort pour une équipe qui repose sur un modèle original, réunissant plusieurs centaines de petites entreprises et de partenaires autour d’un même projet.

Mayenne Monbana My Pie, autre formation française invitée, participait elle aussi pour la première fois au Tour. Issue d’un projet construit depuis plus d’une décennie, l’équipe mayennaise a franchi un nouveau cap en 2026 en accédant au niveau ProTeam et en obtenant sa place sur la Grande Boucle.

De son côté, St Michel-Preference Home-Auber93, habituée désormais aux grands rendez-vous internationaux, a pu s’appuyer notamment sur l’expérience d’Alison Jackson et d’Émilie Morier pour tenter de se mêler à la lutte sur les étapes et au classement général.

Enfin, Cofidis, avec une équipe mêlant jeunesse et expérience, a notamment misé sur sa jeune Française Julie Bego, engagée dans la lutte pour le maillot blanc, tandis qu’Ema Comte disputait son premier Grand Tour.

Toutes n’ont pas connu la même réussite sportive, mais toutes ont contribué à faire briller la vitrine, celle du Tour de France Femmes avec Zwift mais aussi celle d’un cyclisme féminin français plein de vitalité. Leur présence, leur combativité et leur capacité à saisir les opportunités constituent aussi une excellente nouvelle pour la profondeur de notre haut niveau.

Une sixième place et une nouvelle génération qui s’affirme

Parmi les autres satisfactions françaises, impossible de ne pas retenir la sixième place de Cédrine Kerbaol au classement général.

La Bretonne, désormais engagée sous les couleurs d’EF Education-Oatly, égale ainsi son meilleur résultat sur le Tour. Elle s’est notamment illustrée en terminant deuxième de la sixième étape, avant de conserver une place dans le Top 10 jusqu’à Nice.

Impossible d’oublier Pauline Ferrand-Prévot, qui n’aura certes n’aura pas pu rééditer son exploit de 2025, mais dont la présence et le parcours contribuent si fort à la place croissante prise par le cyclisme féminin auprès du grand public. Pauline n’a pas dit son dernier mot, soyons-en sûr ! La FFC tient également à apporter tout son soutien à Célia Géry, victime de cyberharcèlement critiques et de menaces inadmissibles, après un mouvement d’humeur – tout à fait compréhensible dans la fébrilité d’une arrivée – de Katarzyna Niewiadoma lors de la huitième étape. La lutte contre toute forme de harcèlement et de violence est une priorité fédérale, et les menaces adressées à la jeune Française – qui n’a d’ailleurs commis aucune faute sur le plan sportif – inadmissibles.

Un Tour qui grandit avec son public

Enfin, cette édition 2026 aura une nouvelle fois démontré que le Tour de France Femmes a désormais trouvé son public. Des routes de Lausanne aux pentes du Ventoux, puis jusqu’à Nice, les spectateurs ont répondu présents et accompagné avec ferveur les coureuses.

Cette popularité se mesure aussi devant les écrans, France Télévisions ayant communiqué des chiffres en nette hausse : 32,9% de part d’audience en moyenne sur l’ensemble des étapes, ce qui est un record en valeur absolue ; soit 2,6 millions de téléspectateurs chaque jour. Il semble que les jeunes adultes soient de plus en plus nombreux à se passionner pour le cyclisme féminin : dans la tranche 15-34 ans, les 24,7% de part de marché sont un signe très positif.


Par ailleurs, l’étape de vendredi qui menait les coureuses au Mont-Ventoux a explosé tous les scores, avec 41,5% de part d’audience et 5,1 millions de téléspectateurs. Ajoutons à cela 60 millions de vues sur les réseaux sociaux, ce qui représente une progression de + 6% par rapport à l’édition 2025.

La dynamique est désormais évidente : le Tour de France Femmes rassemble, passionne et inspire. Et avec une équipe française victorieuse, cinq formations tricolores au départ, une sixième place au classement général et une génération qui continue de s’affirmer, le cyclisme féminin français a une nouvelle fois montré qu’il pouvait compter parmi les forces vives du peloton mondial.

Bravo à toutes les Françaises engagées dans cette aventure, à leurs équipes et à leurs staffs. Le rendez-vous est déjà pris pour la suite !