Championnats du monde de cyclocross : trois médailles et des confirmations pour la France
Les Championnats du Monde de cyclo-cross à Hulst ont livré leur lot de sensations fortes pour l’équipe de France. Les Bleus n’ont décroché aucun titre comme ils l’espéraient, mais ils rentrent avec trois médailles, dans trois catégories différentes : l’argent d’Aubin Sparfel chez les Espoirs hommes et de Lise Revol chez les Juniors femmes, ainsi que le bronze de Célia Gery en Espoirs femmes. Un bilan mitigé sur le papier, mais porteur d’enseignements.
« Trois médailles, c’est un bilan contrasté », reconnaît François Trarieux, au sens où l’on pouvait espérer mieux dans certaines catégories au vu de notre saison, qui a été excellente. En effet, d’un point de vue global, c’est notre meilleure saison depuis que je suis à la tête de l’équipe de France. » Le chiffre est éloquent : 3 médailles, mais dans 3 catégories différentes lors d’un même Mondial, cela n’était jamais arrivé.

Autre signe à ne pas sous-estimer : la cinquième place d’Amandine Fouquenet en catégorie Elite. Non seulement c’est la meilleure performance française depuis Caroline Mani en 2016, mais Amandine avait le podium dans les jambes, elle qui a gagné sa place parmi les meilleures mondiales.
C’est toute une génération de jeunes talents qui commence à faire parler d’elle. Trarieux ne désespère pas de voir le cyclo-cross français rattraper un jour les Pays-Bas et la Belgique, toujours dominateurs. « Nous avons une jeune génération qui monte. On se rapproche petit à petit, on n’est plus si loin », sourit-il. Dans toutes les catégories à l’exception des élites hommes, les Français sont désormais capables de viser des podiums. Un signe encourageant, pour le moins.

Le week-end à Hulst fut riche en émotions. Incidents mécaniques et chutes ont joué un rôle dans certaines courses : Aubin Sparfel aurait pu briguer le titre sans un problème mécanique, tandis que Romain Debord a été pénalisé par un bris de chaîne. Mais Trarieux relativise : « C’est le vélo. Le cyclo-cross est une discipline pleine d’aléas. Mais on sait aussi que plus la technique d’un coureur s’affine, mois il rencontre de casse mécanique. Aubin continue de progresser. »
L’entraîneur met en avant ce à quoi il tient : l’état d’esprit et la cohésion de groupe, essentiels selon lui. Un tableau sans ombre pour ce qui concerne l’équipe de France, où chacun œuvre sans arrière-pensée pour les couleurs. Les performances des Juniors et Espoirs, avec plusieurs jeunes dans le Top 10, illustrent la densité du niveau et le potentiel de cette génération.
Un constat positif qui ne tombe pas du ciel, mais qui est le prix d’un travail de long terme et d’un accompagnement structuré. « Il faut laisser les jeunes accumuler de l’expérience jusqu’à 24-25 ans, et les soutenir avec des structures adaptées » dit encore Trarieux en s’appuyant sur l’exemple de Léo Bisiaux, dont la précision technique s’est émoussée, faute d’un calendrier cross suffisamment rempli. Le succès nécessite une progression de long terme, étape par étape.
Malgré la domination des Hollandais et des Belges, le sélectionneur n’est pas du genre à voir le verre à moitié vide. Pour lui le meilleur est encore à venir. « Parfois on prend des claques, mais on repart toujours au travail. » Le message est clair : patience et longueur de temps. En conclusion, si le Mondial de Hulst n’a pas offert de titres, il a confirmé l’émergence d’une génération prometteuse, et la progression incontestable du cyclo-cross français sur la scène internationale.

À lire aussi
Championnats du monde de cyclocross : trois médailles et des confirmations pour la France
En Haute Maurienne Vanoise, l’équipe de France de VTT XCO sur des bases sereines
Portrait Candy Mura, Ambassadrice engagée en Occitanie