BMX Race – Femmes – Hommes

sélection BMX Race JO 2024

Axelle Etienne

  • Date de naissance : 26 mars 1998. 
  • Lieu de naissance : Bondy (Seine-Saint-Denis). 
  • Fédération : Fédération Française de Cyclisme. 
  • Participations antérieures JO : 
    • Rio 2016 (remplaçante),
    • Tokyo 2020. 
  • Palmarès Jeux Olympiques : 
    • 7ème à Tokyo.

Palmarès hors-jeux Olympiques

  • 2010 : championne du monde BMX Race benjamines
  • 2011 : vice-championne du monde BMX Race minimes. 
  • 2013 : championne du monde BMX Race cadettes, championne de France BMX Race cadettes
  • 2014 : championne du monde BMX Race cadettes, championne de France BMX Race cadettes
  • 2015 : championne du monde BMX Race juniors, championne d’Europe BMX Race juniors, championne de France BMX Race juniors, championne de France du conte-la-montre BMX juniors
  • 2017 : championne de France BMX Race, championne de France du conte-la-montre BMX
  • 2019 : médaillée de bronze aux championnats du monde BMX Race élites. 
  • 2020 :  championne de France BMX Race.  
  • 2021 : championne de France BMX Race, championne de France du conte-la-montre BMX

Elle grandit à Vaujours en Seine-Saint Demis et débute en BMX à 8 ans, à l’imitation de son grand-frère. En compétition dès le début. « Je ne gagnais pas mais j’étais persuadée que je pouvais ! Je me classe 5ème à mon premier Challenge France. » Les victoires proprement dites ne tarderont pas. Premier Challenge France victorieux à 12 ans.

« À cette époque, mes parents nous emmenaient partout, et assistaient aux entrainements. Ils nous emmenaient rouler en plus des deux entrainements du club. Mon frère aîné avait besoin de s’entrainer plus. Quant à moi, j’adorais la compète, mais moins les entrainements. J’étais contente d’y être mais il m’arrivait aussi d’avoir la flemme. Mais comme on y allait tous ensemble… » 

En 2012, elle intègre le Pôle France de Bourges, où elle restera 4 ans, jusqu’ à son bac. Elle raconte : « Je m’y suis plu. Le pôle fait partie du CREPS, on vit à 2 par chambre, on a une vie sociale riche. Le collège et le lycée étant proches on pouvait s’entrainer beaucoup plus, 1 à 2 fois par jour. »

C’est au pôle qu’elle apprend les bases du métier, non seulement les entrainements à vélo, mais la prépa physique et la muscu. 

Elle passe un bac S, qui lui permettra d’entreprendre les études de kinésithérapie qu’elle termine aujourd’hui. Et elle déménage pour le pôle olympique de Saint-Quentin-en-Yvelines. En junior 1ère année tout lui réussit : « Ça reste ma meilleure saison. Je suis championne de France, d’Europe et du Monde.

En 2017, elle décroche son premier titre de championne de France élite, ce qu’elle renouvellera en 2020 et 2021.   Aux championnats du monde 2024, disputés en mai à Rock Hill, aux États-Unis, une chute en ¼ de finale l’a empêchée de faire jusqu’au bout démonstration de sa bonne forme. 

Tessa Martinez

  • Date de naissance : 28 octobre 2001. 
  • Lieu de naissance : Orange (Vaucluse). 
  • Taille : 171 cm.
  • Poids : 64kg. 
  • Fédération : Fédération Française de Cyclisme. 
  • Club : BMX Besançon.
  • Participations antérieures JO : 
    • Tokyo 2020 (remplaçante).

Palmarès hors-jeux Olympiques

  • 2018 : vice-championne de France de BMX Race juniors. 
  • 2019 : championne de France de BMX Race juniors
  • 2021 : vice-championne de France du contre-la-montre BMX, championne d’Europe du contre-la-montre par équipes en BMX, médaillée de bronze en BMX Race aux championnats d’Europe. 
  • 2023 :  championne du monde espoirs de BMX Race, vainqueure du classement général de la coupe du monde espoirs, vainqueure de 3 manches de la coupe du monde espoirs, vice-championne d’Europe espoirs de BMX Race, vice-championne d’Europe du contre-la-montre par équipes en BMX, championne de France de BMX Race espoirs, vice-championne de France du contre-la-montre BMX. 

Elle est la deuxième d’une fratrie de 3. Elle fréquente le sport périscolaire du mercredi après-midi. Ainsi sur le complexe sportif de Carpentras, elle passe régulièrement devant la piste de BMX. Jusqu’au jour où elle apprend que son cousin pratique lui-même au club de Carpentras, ce qui lui donne l’occasion d’une séance d’essai. « Je me souviens être arrivée en short et tee-shirt, comme une touriste. On m’a dit que je ne pouvais pas rouler comme ça et, du coup, j’ai enfilé la veste de ma mère et un pantalon qu’on m’a prêté. Ça m’a plu tout de suite. Ma sœur m’a rejoint, puis bientôt mon frère, puis mon père : on s’entrainait en famille, c’était sympa ! » 

Elle a 7 ans et débute les compétitions, et à 10, elle dispute ses premiers championnats du monde. En 2009, elle participe à son premier Trophée de France, mais c’est surtout à partir de 2010 et 2011 que les résultats se mettent à pleuvoir. Elle gagne les trois quarts des Coupes de France.  

En 2016, pour son entrée au lycée, elle intègre le pôle France de Bourges, où elle restera 2 ans. Sa première année junior est compliquée par des douleurs dorsales persistantes, qu’elle apprendra à gérer – notamment du point de vue de la musculation.

Puis c’est le pôle olympique de SQY, où elle apprend l’autonomie, d’autant qu’elle y arrive l’année de sa terminale. 

Là, quantité et intensité d’entrainement montent d’un cran. Elle progresse, et, en 2011 elle décroche une médaille de bronze aux championnats d’Europe. 2023, elle devient vice-championne d’Europe espoirs, avant d’être sacrée championne du monde espoirs à Glasgow. 

Elle connait ses forces et ses faiblesses : « Je n’ai jamais eu un physique de fou. Donc je peux être en difficulté sur la première ligne, ce qui m’a obligée à développer d’autres aptitudes. Techniquement, je suis forte », conclut-elle. 

Sylvain André

  • Date de naissance : 14 octobre 1992. 
  • Lieu de naissance : Cavaillon (Vaucluse). 
  • Taille : 176 cm.
  • Poids : 84kg. 
  • Fédération : Fédération Française de Cyclisme. 
  • Club : BMX Cavaillon.
  • Participations antérieures JO : 
    • Londres 2012 (remplaçant),
    • Rio 2016 (remplaçant),
    • Tokyo 2020.  
  • Palmarès Jeux Olympiques : 
    • 4ème à Tokyo .

Palmarès hors-jeux Olympiques

  • 2010 : champion du monde juniors de BMX Race, champion d’Europe juniors de BMX Race, champion de France juniors de BMX Race, champion de France juniors de BMX Cruiser. 
  • 2012 : médaillé de bronze du contre-la-montre BMX aux championnats du monde.  
  • 2013 : médaillé de bronze du contre-la-montre BMX aux championnats du monde. 
  • 2016 : médaillé de bronze du BMX Race aux championnats d’Europe. 
  • 2017 : médaillé d’argent du BMX Race aux championnats du monde, 1er du classement général de la coupe du monde, vainqueur d’une manche, médaillé de bronze du BMX Race aux championnats d’Europe. 
  • 2018 : champion du monde du BMX Race, 3ème du classement général de la coupe du monde, vainqueur d’une manche, médaillé de bronze du BMX Race aux championnats d’Europe. 
  • 2019 : médaillé de bronze du BMX Race aux championnats du monde, champion de France de BMX Race. 
  • 2020 : champion de France de BMX Race. 
  • 2021 : médaillé d’argent du BMX Race aux championnats du monde, champion de France de BMX Race. 
  • 2022 : 1er du classement général de la coupe du monde, vainqueur d’une manche, champion de France de BMX Race, champion de France de BMX contre-la-montre. 
  • 2024 : médaillé de bronze du BMX Race aux championnats du monde. 

Il avait fait une séance d’essai et il voulait faire du judo, mais pour une raison encore inexpliquée il a manqué le jour de l’inscription. Entre temps un collègue de son père est passé par là, qui l’entraîne au BMX club de Cavaillon, où il est toujours licencié et où il s’entraîne encore aujourd’hui. « Morale de l’histoire : pas de ceinture noire ! », résume-t-il. 

« J’ai commencé à 6 ans, ce qui était petit à l’époque. Aujourd’hui, avec les draisiennes, les enfants savent faire du vélo plus tôt. » 

Dès la catégorie pupilles il gagne les compétitions locales. Il est benjamin, et son père l’emmène faire les coupes de France « lorsque ce n’était pas trop loin de la maison. »

À partir de minimes cela devient plus sérieux, on s’éloigne de plus en plus pour aller courir : Challenge Européen, Challenge Mondial

Il passe son bac, puis fait une parenthèse dans les études. Il consacre alors deux ans au BMX dans l’espoir de se qualifier aux Jeux à Londres (il sera remplaçant), puis il revient en « DUT techniques de commercialisation ». 

Malgré tout, depuis 2009 et son entrée au pôle France à Aix, il donne explicitement la priorité à son sport. Quand ledit pôle France déménage d’Aix à Saint-Quentin-en-Yvelines, il choisit de ne pas suivre, de rester à Cavaillon, et de s’entrainer avec Nicolas Arschoot, son coach depuis lors. Aujourd’hui, père de 2 enfants et très expérimenté dans sa discipline, il pense qu’il s’entraine « moins que d’autres en quantité horaire, mais toujours à 2000%. Dans ce sport on fait très peu d’effort à moins de 80% d’intensité. » 

Les Jeux Olympiques, il en a une expérience singulière : remplaçant à Londres en 2012 puis à Rio en 2016, sa participation à Tokyo, lui inspire cette réflexion : « Les Jeux, c’est un évènement plus important que les autres en termes de répercussions sur le grand public, c’est une expérience unique. L’impact d’une médaille olympique sur la carrière d’un sportif est sans équivalent. » 

Une double fracture du bras (radius cubitus), les 2 opérations consécutives, sans oublier le processus de réhabilitation, l’ont obligé à changer une peu son approche, mais ne l’ont pas déstabilisé pour autant. « J’ai de la bouteille » disait-il en mars, quelques semaines avant de prendre la médaille de bronze des championnats du monde 2024, à Rock Hill, et de gagner sa sélection. 

Joris Daudet

  • Date de naissance : 12 février 1991. 
  • Lieu de naissance : Saintes (Charente-Maritime). 
  • Fédération : Fédération Française de Cyclisme. 
  • Club : Stade Bordelais.
  • Participations antérieures JO : 
    • Londres 2012,
    • Rio 2016,
    • Tokyo 2020. 
  • Palmarès Jeux Olympiques : 
    • Demi-finaliste à Londres,
    • Quart-de-finaliste à Rio,
    • 7ème à Tokyo. 

Palmarès hors-jeux Olympiques

  • 2006 - 2007 : champion de France cadets de BMX Race. 
  • 2008 : champion du monde juniors de BMX cruiser, champion d’Europe juniors de BMX cruiser, champion de France juniors de BMX Race, champion de France juniors de BMX cruiser
  • 2009 : champion du monde juniors de BMX cruiser, champion d’Europe juniors de BMX cruiser. 
  • 2010 : médaille de bronze du BMX Race aux championnats du monde, champion de France de BMX cruiser. 
  • 2011 : champion du monde du BMX Race, vainqueur de la coupe du monde de BMX Race, champion d’Europe de BMX Race, champion de France de BMX Race. 
  • 2012 : vice-champion du monde du BMX Race, 2ème du classement général de la coupe du monde, champion de France de BMX Race.      
  • 2013 : vice-champion du monde du contre-la-montre BMX. 
  • 2014 : médaillé de bronze du contre-la-montre aux championnats du monde, champion de France de BMX Race. 
  • 2015 : champion du monde du contre-la-montre BMX, médaille d’or aux Jeux Européens, champion des USA, champion de France de BMX Race. 
  • 2016 : champion du monde de BMX Race, champion des USA
  • 2017 : médaille de bronze du BMX Race aux championnats du monde, champion d’Europe de BMX Race, champion de France de BMX Race. 
  • 2018 : vice-champion du monde de BMX Race, 2ème du classement général de la coupe du monde, champion des USA.      
  • 2021 :   champion des USA
  • 2022 : médaille de bronze du BMX Race aux championnats du monde, champion des USA
  • 2023 : médaille de bronze du BMX Race aux championnats du monde, 2ème du classement général de la coupe du monde, champion des USA
  • 2024 : champion du monde de BMX Race. 

Il a 8 ans et l’habitude de faire des balades VTT avec son père, il passe devant une piste de BMX, pendant les journées portes ouvertes. C’est le coup de foudre, pour lui et pour toute la famille. Les sensations éprouvées lors de ces premiers instants perdurent aujourd’hui encore : liberté, adrénaline dans les sauts. Il aime la compétition, le fait de s’aligner au départ avec les concurrents, c’est pourquoi il a préféré la race au freestyle. 

Les déplacements les plus marquants de son enfance ? En 2000, il a 10 ans, son premier championnat du monde se déroule en Argentine : il accède à la finale, et se classe 8e. L’année suivante aux États-Unis, il finit 6e.

Au rayon de ses qualités naturelles, une certaine facilité au plan technique, il est bon sur les obstacles, les trajectoires en virage. L’explosivité et la force sont venues plus tard. Que ce soit sur la piste ou dans la rue, il s’entraine tous les jours.

Il vit à Saintes avec ses parents jusqu’à l’âge de 17 ans, puis déménage sur Bordeaux où il intègre une section sport-études. C’est là qu’il se développe sur le plan athlétique et jette les bases de sa carrière. C’est à ce moment-là, qu’il comprend qu’une carrière l’attend.

C’est 2011, l’année de l’explosion. Il a 20 ans et il gagne la coupe du monde, devient champion de France, d’Europe, et champion du monde. « L’année où tout a commencé, résume-t-il. Le moment où je m’y suis mis à 100%, en vue des Jeux de 2012. » L’année 2012 est un petit ton en-dessous. Aux Jeux il est arrêté en demi-finale par un petit accrochage. « Mais, dit-il, l’aléatoire fait partie de notre sport. Tout le jeu consiste à se mettre à l’abri par un excellent départ. » 

Quelques mois après les Jeux, il s’installe aux États-Unis, conformément à l’accord qu’il a avec un de ses sponsors. Par la même occasion il réalise un rêve de gosse : les USA, terre d’élection du BMX Race. Il bosse beaucoup pour se renforcer musculairement, et soigner ses départs, encore plus prépondérants aux States qu’en Europe. En 2015, 2 ans après son arrivée, il domine le circuit et remporte le titre américain pour la première fois. Il en rempotera 6 – un record absolu. En 2016, il est à nouveau champion du monde, et il participe à ses deuxièmes JO, à Rio. Cette fois-ci, il est éliminé dès les quarts de finale, sur chute à nouveau. En 2021,Tokyo, il accède à la finale (« Je m’améliore ! » dit-il en riant) mais il chute à nouveau dans le dernier virage alors qu’il est en troisième position. « C’est le passé, concentrons-nous sur le futur » balaie-t-il.  

Aujourd’hui, son expérience énorme est un atout, mais sûrement pas une excuse pour travailler moins dur. En effet, il a 33 et il est pro depuis 15 ans, mais son enthousiasme est intact. Il en donne la meilleure preuve à Rock Hill, en mai 2024, en devenant à nouveau champion du monde. Il a hâte d’être à Paris, pour sa troisième participation aux Jeux, devant son public.

Romain Mahieu

  • Date de naissance : 17 février 1995. 
  • Lieu de naissance : Lille (Nord). 
  • Taille : 178 cm.
  • Poids : 88kg. 
  • Fédération : Fédération Française de Cyclisme. 
  • Club : Sarrians BMX.
  • Participations antérieures JO : 
    • Tokyo 2020. 
  • Palmarès Jeux Olympiques : 
    • 6ème du BMX Race.

Palmarès hors-jeux Olympiques

  • 2012 : champion de France juniors, champion du monde juniors du contre-la-montre, médaillé d’argent aux championnats d’Europe junior. 
  • 2013 : champion de France juniors, champion du monde juniors du contre-la-montre. 
  • 2016 : champion d’Europe du contre-la-montre. 
  • 2018 : champion de France, champion de France du contre-la-montre, 4ème du classement général de la coupe du monde. 
  • 2023 : champion du monde, vainqueur du classement général et de 5 manches de la coupe du monde. 

Il nait à Lille. Sous l’influence d’un père féru de moto-cross, mais encore « un peu petit » pour monter à moto, il commence le BMX à 4 ans. « Je me suis affilié au club tout de suite. Et c’est le seul sport que j’ai jamais pratiqué de toute ma vie. » 

Au fil des saisons, il écume les compétitions régionales et nationales. En 2003,c’est son premier championnat du monde, en Australie. Il a 8 ans.

Sur les courses régionales, il gagne, il roule tout de suite avec les plus âgés que lui, et tout est « assez facile. » La première étape, c’est l’arrivée au pôle espoirs à Bourges, à 14 ans. C’est là qu’il commence à s’entrainer avec l’idée de bâtir les fondations d’une carrière. « Le pôle c’était agréable, on bossait sérieusement, mais on était entre potes. C’était un style de vie plutôt cool, et en même temps je me sentais progresser. » Il décroche ses premiers titres nationaux en junior, ce qui le motive à envisager une carrière élite, même si le gap est important.  

En 2017, il accède à sa première finale en coupe du monde. Les années suivantes, plusieurs finales à ce niveau mais jamais de victoire. « 2023 était ma première finale en championnat du monde. Je l’ai gagnée, c’était la première. » 

Pour lui l’intérêt de ce sport consiste à prendre conscience de sa part aléatoire, pour la réduire au minimum. « C’est pour ça que le mental compte énormément. » Depuis Tokyo, il travaille avec un entraineur néo-zélandais. Il croit qu’il faut toujours prendre soin de ses bases, y revenir inlassablement, plutôt que de chercher toujours de nouveaux exercices ou méthodes. Il se sent « peut-être un peu moins fort physiquement qu’à une certaine époque, mais plus technique. » 

Arthur Pilard

  • Date de naissance : 22 janvier 1996. 
  • Lieu de naissance : Vannes (Morbihan). 
  • Taille : 178 cm.
  • Poids : 78kg. 
  • Fédération : Fédération Française de Cyclisme. 
  • Participations antérieures JO : 
    • Tokyo 2020 (remplaçant). 

Palmarès hors-jeux Olympiques

  • 2021 : champion d’Europe BMX Race, champion d’Europe du contre-la-montre par équipe en BMX, champion de France du contre-la-montre en BMX. 
  • 2022 : champion d’Europe du contre-la-montre par équipe en BMX. 
  • 2021 : 2ème du classement général de la coupe d’Europe, vainqueur de 2 manches de la coupe d’Europe. 
  • 2023 : vice-champion du monde de BMX Race. 

Enfant il « passait sa vie dehors » (sic) à sauter de petites bosses à vélo. Son premier BMX remonte à ses 5 ou 6 ans. Or, il tombe « par hasard » sur une piste de race, dans la forêt de Brural. Il essaie, et coup de foudre. S’inscrit au club. 

Sans attendre, Arthur gagne des départementales, des régionales. Il participe à son premier Trophée de France en 2006, à 10 ans.

Le club et la piste étant à Theix, c’est d’abord son père qui l’amenait aux entrainements. La famille déménage, il est désormais sur-place et peut s’y rendre seul. Une fois arrivé au collège, il y passe tout son temps libre. Pas pour s’entrainer, juste pour s’amuser, sans réfléchir. Sans casque, sans rien – « ce qui n’était sans doute pas idéal, juge-t-il aujourd’hui. Je ne sais même pas si mes parents étaient conscients de ça, et savaient que j’y étais fourré tous les jours. » 

Vers 10 ans, il commence à bien tourner sur le circuit national. En 2008, il se hisse à la 3e place du championnat de France. Mais à 14 ans, âge où les différences de gabarit brouillent un peu la hiérarchie des talents, il recule un brin dans les classements.

C’est alors qu’il décide d’intégrer la section sportive de St Brieuc. Il se classe 2e de la Coupe de France.  Le passage en junior, marqué par la découverte de la butte à 8 mètres, des sections pros, etc. est toujours délicat. Il apprend. « J’étais d’abord un peu peureux sur la butte, il m’a fallu un temps d’adaptation. Mais arrivé en élite, j’ai eu un déclic, je crois. » Tout se passe bien sportivement mais, 1 mois avant le championnat de France, il perd son père. Il perd le goût de s’entrainer. Après quelques mois, son coach le remet « dans l’axe. »  L’année suivante il devient entraîneur pour le club de St-Brieuc. En 2018, il intègre l’équipe de France et, en septembre, le pôle de SQY. Le voilà qui vit comme le champion qu’il vise à devenir. En 2020, il a juste eu le temps de se rassurer : les 2 manches de coupes du monde en Australie lui permettent de voir qu’il a le niveau.

En 2021, au France, il gagne le chrono et décroche l’argent sur la race. 2 semaines plus tard il devient champion d’Europe. Ces performances lui valent d’aller à Tokyo, en tant que remplaçant certes, mais il découvre les JO. Depuis lors, ce n’est pas tant sur le plan physique que technique, qu’il estime s’être amélioré – sur les virages, notamment. 

Après une saison 2022 en demi-teinte, marquée par une chute en finale du championnat du monde, chez lui à Nantes, il est reparti sur de nouvelles bases en 2023. Retrouve du plaisir. Dès les premières coupes du monde, il se sent bien. Il va souvent en finale, mais « ne finit pas le travail. » Il se fracture les côtes, un mois et demi avant les Mondiaux de Glasgow. Mais il se reconcentre et, comme on sait, se classe second à Glasgow, entre ses deux coéquipiers Romain Mahieu et Joris Daudet.